Dès demain, la ville de La Charité sur Loire accueillera la 14e édition du Festival du Mot.
Le parti pris du festival est le suivant : “faire vibrer les mots pour mieux réfléchir à leur magie et leurs pouvoirs sans jamais succomber à la tentation de ne s’adresser qu’à ceux qui les manient avec aisance ou s’en jouent avec talent”.
Il réunira des artistes, des écrivains, des poètes, des chercheurs et des médiateurs, autour de multiples expositions, spectacles, projections, animations, rencontres et conférences.

Je ne parcourrai pas les 450 km qui me séparent de l’événement, mais son annonce m’a offert une nouvelle occasion… d’écrire des mots.

Si vous y allez, vous nous raconterez ?

Petite, j’ai appris à lire vite et beaucoup.
Je lisais tout : des panneaux de signalisation au bord des routes jusqu’aux petites lignes sur mes boîtes de corn flakes.
Puis, je me suis plongée dans Je lis déjà et Je lis des histoires vraies.
Dans mes Tintin adorés et dans toute la collection des Alice.

En plus d’en lire, j’en disais beaucoup.
Des mots.
Un vrai moulin à paroles à lunettes.

Des mots, partout, tout le temps.

Des gros mots, des mots doux, des mots choisis, des mots familiers, des mots traduits, des mots inventés.

Des mots, partout, tout le temps.

Et au premier rang de ceux-là, il y a mes mots favoris.
Ceux que je chéris.
Ceux qui clignotent-à-paillettes devant mes yeux quand je les découvre dans un texte.
Ceux qui sonnent juste et me font (sou)rire.
Ceux que je peux prononcer 100 fois pour le simple plaisir de les écouter chanter.
Ceux que je prends pour des petits clins d’œil de l’univers dès que je les repère.

Ces mots spéciaux qui ne m’appartiennent pas plus qu’à vous, mais qui font partie de moi.

Sur la première marche du podium de “mes” mots, il y a…

Bigorneau

Ah, vous êtes surpris, hein !
Il faut dire que j’ai ménagé le suspense bien comme il faut, n’est-ce pas ? 😊

J’aime tendrement “bigorneau”.
Ses sonorités, surtout.
“Bigorneau” me fait (sou)rire.
Essayez : prononcez-le devant moi, vous verrez.

Bigorneau

Est-ce que je l’aime aussi parce que c’est un coquillage, et que les coquillages et moi, on vit une grande histoire d’amour ?

Mystère.
Quoi qu’il en soit, “bigorneau” est mon mot préféré.

Dans l’émission Grand bien vous fasse du 25 mai dernier, sur France Inter, les journalistes qui entouraient Ali Rebeihi ont été invités à citer leurs mots préférés.
Réponses : “aube”, “partir”, “euphorie” et “pavlova”.
C’est joli, non ?
On pourrait en écrire un poème.
Et si l’on y ajoutait “bigorneau”, le tableau serait parfait (ou plus cocasse).

Et vous, c’est quoi, “votre” mot ?
Pourquoi ?
Racontez-moi !

Au Festival du Mot de La Charité sur Loire, un jury de journalistes, d’écrivains et de spécialistes de la langue française a élu le mot de l’année : “femmes”.

Quant à moi, si je devais élire mon mot de l’année, et même mon mot pour la vie,

Ce serait

Fantaisie.

Dans la collection “Les Ponsées” de Régis Perray
(Rendez-vous à Saint-Briac-sur-Mer, 12 mai 2018)

Un commentaire

  1. Moi un de mes mots favoris est « Éternuer »! Pour autant, les mots « Ether » et « Nuée » ne me procurent aucune sensation. Ether + Nuée > Éternuer. CQFD. C’est fou, non ?

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