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Une ville familière et les yeux d’une trois-pommes

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré S.
Le mistral s’était calmé,
Le soleil avait réchauffé ses rayons.

Alors on bavardait tranquillement, assises en tailleur sous les grands arbres.

On discutait de nos activités favorites, de celles qu’on aimerait pratiquer plus, de celles dans lesquelles on se jette quand on a du temps…
Et c’est là qu’elle a prononcé une phrase
Que j’ai instantanément rangée dans mon tiroir interne de phrases mémorables (vous en avez un, vous ?).

Voici :

Maintenant que T. est plus grande, on part en balade toutes les deux dans les rues de Paris, et je redécouvre la ville à sa hauteur, à travers ses yeux.

Voilà.

Je me suis projetée et j’ai tout de suite imaginé l’intérêt de l’expérience.
(Re)découvrir un lieu, les yeux à 1 m du sol !
Je me promènerais bien à quatre pattes ou sur les genoux, mais je n’ai pas encore osé.

Sauf que, bien sûr, il n’y a pas que ça dans ses mots.
Non seulement, les yeux de sa fille culminent à 1 m,
Mais ce sont –surtout– des yeux d’enfant.

Voilà.

Alors il y a une solution simple…

Suivons le conseil d’Austin Kleon !

Cette phrase mémorable a déclenché l’ouverture d’un autre de mes tiroirs internes : celui des choses lues inoubliables.
J’ai farfouillé dedans et suis retombée sur ce que je cherchais :

Un article du génial Austin Kleon, intitulé “Borrow a kid” [Empruntez un enfant].
Il y raconte sa promenade dans un jardin de sculptures texan, accompagné de son fils de 2 ans.
Vers la fin de la visite, il se retrouve aux côtés de son petit, tournant le dos aux œuvres d’art du jardin. Et ensemble, ils passent plus d’une demi-heure à observer les voitures vrombissantes et colorées qui passent dans la rue voisine.

Il écrit : “Going to an art museum with a two-year-old will make you rethink what’s interesting and what’s art.” [Si vous vous rendez dans un musée avec un enfant de 2 ans, vous devrez reconsidérer ce qui est intéressant et ce qui est de l’art.]

Pour illustrer son propos, il ajoute une photo des années 60, prise dans un musée de San Francisco.
Cliquez et vous verrez.
Ça se passe de commentaires et c’est aussi drôle qu’émouvant, non ?

(R)ouvrir les yeux de l’enfance

Ceux qu’on ne quitte jamais si on a de la chance,
Ceux qu’on retrouve de temps en temps, si on en fait le choix,
Ceux qu’on regrette d’avoir abandonnés il y a trop longtemps,

Mais ceux qu’on peut toujours convoquer.
Oui, des yeux d’enfant, ça se convoque.

Alors, on peut les écarquiller.
Comme des grands.
Des grands enfants.[/vc_column_text][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=”15541″ img_size=”700×500″ add_caption=”yes” alignment=”center” style=”vc_box_rounded” image_hovers=”false”][/vc_column][/vc_row]