Parmi mes souvenirs cinématographiques, un film occupe le premier rang.
Haut la main.
Ou plutôt, haut le parapluie.

Un titre. Deux mots.
Un prénom.
Un nom.
Anglo-saxons.

Mary
Poppins

L’œuvre “testament” de Walt Disney, réalisée par Robert Stevenson.
Avec la réjouissante Julie Andrews et le fringant Dick Van Dyke.

Toute mon enfance.
Cette expression galvaudée.
Cette expression parfaitement exacte dans ce cas.
Toute mon enfance.

Mary Poppins est repassé récemment sur nos écrans du IIIe millénaire.
Et je l’ai regardé, évidemment.
Délice nostalgique.
Ou nostalgie délicieuse.

Tout dans ce film me ravit.
Les chansons, le visage cristallin de Mary, les dessins de Bert sur le trottoir, la girouette de la maison de l’amiral, les tenues de Mary, le sac (le sac !!!) de Mary, le manège de chevaux, les manchots, la campagne anglaise…

Pure magie.

Le film est basé sur une série de romans, dont l’auteure est Pamela L. Travers. Le premier fut publié en 1934.
Plusieurs versions racontent comment Walt Disney a découvert l’histoire de la nounou/magicienne.
Ma préférée, c’est celle-ci : intrigué par les rires de sa fille de 11 ans, il monta dans sa chambre, en 1943, pour découvrir ce qui l’enthousiasmait tant. La fillette incita alors son père à l’adapter au cinéma. Quelques jours plus tard, il trouvait sa femme tout aussi hilare, le même livre entre les mains.

Je saute quelques épisodes…
Walt Disney a dû batailler longtemps pour réussir à convaincre l’auteure australienne de lui vendre les droits d’adaptation de ses livres au cinéma.
Vingt ans.

Contrat signé.
Ce serait un film musical !

“Le résultat est une adaptation libre qui met en avant la fantaisie, le sentiment et l’humour, l’ensemble étant épicé par des chansons entraînantes, des danses énergiques et des effets spéciaux à la pointe du progrès.” (source : article Wikipédia très complet)

Julie Andrews, quant à elle, est choisie par Walt Disney parce qu’elle sait siffler.
La vie tient à peu de choses, n’est-ce pas ?!

En parcourant le Web à la recherche d’infos rigolotes, je découvre ceci :

  • Dick Van Dyke n’avait jamais pris de cours de danse avant le film. Toutes ses gesticulations étaient spontanées.

  • La chanson “Un morceau de sucre” (“A Spoonful of Sugar” en VO, composée par les frères Sherman) a été inspirée à ses auteurs par le vaccin contre la polio, qu’on injectait à l’époque dans un morceau de sucre.

[Rappel à moi-même : ne jamais -jamais- sous-estimer le pouvoir de l’inspiration et de l’imagination. Même quand elle nous assaille sous la douche ou qu’elle prend la forme d’un cube de betterave blanchie !]

  • La totalité du film a été tournée en intérieur, dans les studios Disney, en Californie.
  • Le rouge-gorge qui chante “Un morceau de sucre” avec Mary Poppins est considéré comme la première “animatronique” de l’histoire du cinéma (soit le premier petit robot-oiseau !). 🐦

  • Et une dernière, à savourer sans modération :
    Parmi les nannies qui se pressent à la porte des Banks pour postuler, on trouve des hommes !
    Revisionnez le film ; vous verrez. 🙂

Bref, le sourire qui s’est dessiné sur mon visage quand j’ai commencé à écrire ce billet ne s’efface pas.
Ou alors si.
Juste quelques secondes.
Le temps que je sifflote un air familier.

Et croyez-le ou pas : alors que j’écris ces lignes, un rouge-gorge et un merle donnent un concert dans mon jardin.

Magigue.

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  (la chanson en version originale)

 

Et vous, quels sont les films qui vous ont marqué(e) pour toujours ?

 

2 commentaires

  1. Vivement, en effet !
    Quelle belle et émouvante réponse de tes aînés.
    Les affirmations de l’enfance sont les plus vraies et les plus puissantes.
    Merci à eux, merci à toi.
    Et pour ce qui est de Miyazaki, nous avons récemment visionné “Le Château ambulant”. Une beauté esthétique et poétique.
    Je note “Ponyo”, pour bientôt.
    Merci encore. <3

  2. Chère Fantaisie Vagabonde, merci pour ce voyage Londonien, le temps d’accrocher quelques pâquerettes à nos chapeaux et nous voici prêts à sauter dans les pavés (c’est bien connu, “sous les pavés, la campagne anglaise”).
    Plus le temps passe, plus mon cœur se penche vers les films de Hayao Miyazaki. Pour la force de ses personnages féminins, pour le vent dans les cheveux des enfants, la beauté de ses paysages, et les reflets qu’il donne à la mer. Empruntons à Sylvain Tesson les mots pour le dire : “Il y a la mer, allumée de soleil.[…] J’ai l’impression de sortir d’une cathédrale où viendraient d’être célébrées les fiançailles de la mer, du soleil, des falaises et des gouffres.”
    S’il faut donc choisir un film, alors je choisis “Ponyo sur la falaise”. Une pure merveille. Et comme le disent mes aînés à leur petite sœur qui demande si c’est une vraie histoire : “Oui c’est vrai, mais seulement dans l’imagination. Alors, on dit que c’est vrai”.
    Vivement qu’on aille vivre dans un film de Hayao Miyazaki…

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