L’été qui s’écoule est, pour certains, l’occasion de déconnecter, de s’éloigner, d’aller marcher, dormir, manger, rêver.
Pour vous, peut-être ?

L’été qui s’écoule est, pour moi, l’occasion de rester connectée (!), de camper devant mes écrans (sauf quand j’étais ), de prendre le soleil dans le jardin, aussi, de dormir (trop peu)
De travailler (beaucoup)
Notamment par ici. Pour bientôt.

L’été qui s’écoule est aussi, sans que j’aie rien demandé, le moment de regarder derrière mon épaule et de me rappeler.
Me rappeler ce qu’a été cette première moitié d’année.
Les jalons, les questions, les décisions

Et les grands moments

J’ai de la chance ; il y en a déjà eu plein.

Parmi eux, une image m’est revenue
À l’instant

Une image avec des bouées colorées au plafond
Avec une moquette à carreaux jaunes et blancs

Une image avec un babyfoot king size
Pour les rois
Et les reines
Donc.

Et si je la réanime dans mon souvenir, cette image, voici ce que ça donne :

Une soirée lyonnaise de week-end d’anniversaire
Un apéritif au bar
D’audacieux cocktails multicolores
Le dîner qui nous attend
Les derniers convives que l’on attend

Et puis, lui
En plein milieu
Fier, rutilant, avenant

Et puis, moi
Qui l’observe
L’interroge du regard
Le guette
Puis lui obéis

Et puis, nous
Qui sautons de nos tabourets pour nous emparer des poignées
Qui n’attendaient que nous

La petite balle…
Et c’est parti !

Les bouées colorées ont disparu
La moquette aussi
L’horloge ?
Nous perdons toute notion d’espace et de temps

Nous jouons au babyfoot !
NOUS JOUONS AU BABYFOOT !

Je me revois 20 ans en arrière, dans l’allée devant le garage, avec ma sœur et mes cousins, ou ma sœur et les voisins.
Autour de notre babyfoot
Nos cris
Nos jurons en forme de points d’exclamation
Nos tapes dans les mains
Les points
Qui se gagnent et puis se perdent
Autour de notre babyfoot.

En cette soirée lyonnaise,
Peu de choses ont changé
À l’exception des joueurs et de l’année
Et de la taille du babyfoot XXL
Prêt à accueillir huit joueurs

Ça tombe bien !
Les derniers convives arrivent
Deux d’entre eux ont 5 et 7 ans
Et sont impatients d’en découdre.

Tout le week-end, autour du babyfoot,
Ils constitueront et destitueront leurs équipes respectives
Au gré des performances de leurs aînés

Et nous, les grands,
Nous irons où la petite balle nous porte,
Joyeusement.

 

et bouées au plafond !

 

Si vous avez un babyfoot et cherchez un·e joueur·se, vous savez où me trouver ! 🤗

 

***

 

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3 commentaires

  1. Le babyfoot comme objet ludique, éducatif et médical, qu’on ait 5 ans ou 80 de plus.
    Dans ce lieu branché, les tablettes me paraissaient bien ringardes en comparaison du bien être ensemble. On remet ça quand ?

  2. L’effet coupe du monde raviverait-il ce genre de souvenirs ?
    Le babyfoot, jeu convivial s’il en est, qui permet à chacun de se prendre pour une idole du ballon rond, sans prendre pour autant le melon, est également pratiqué par des compétiteurs dans l’âme et les parties peuvent être acharnées. Mon « baby » à moi trônait jadis au club du personnel de mon entreprise et s’animait après le déjeuner, avant que chacun reprenne le chemin du bureau. Je jouais arrière dans la catégorie « pur amateur » et avec le temps, j’avais acquis une certaine dextérité qui me permettait de marquer régulièrement des buts « directs » avec mon arrière droit. Me prendrais-je aujourd’hui pour Benjamin Pavard ?

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