7-11 mars 2024

Jeudi 7 mars 2024 – Découpages, écoutes, collages

Je retrouve la voix de Cécile Rousseau et mes notes.

C’est curieux et un peu flippant, parce que j’ai l’impression d’avoir oublié comment j’avais procédé pour le Portrait de Chloé et/ou de suivre, ici, une autre méthode.

Je suis déjà en train de découper des fragments, de les associer avec d’autres, etc., alors que je n’ai encore rien écrit dans mon document “Script”.

Ce processus est venu naturellement ; je ne vais donc pas essayer de le contrer ou de le modifier pour calmer mon esprit anxieux.

J’avais l’intuition, hier soir, de “tenir” le début de mon Portrait et… je crois bien que oui. 😊
J’ai découpé, collé, écouté, et ça marche ; c’est joli. Et c’est une belle manière d’entrer dans la tête de Cécile en s’adressant directement à celles et ceux qui vont nous écouter.

Je m’empresse, ensuite, d’écouter pour la première fois, tous les bruits d’atelier que j’avais enregistrés.
Faut dire qu’elle m’avait gâtée !

Enduit déposé sur une toile ; pots qu’on ouvre et qu’on ferme ; fioles d’encres magnifiques ; flacons en verre qui cliquettent ; gouttes qui tombent sur le papier ; sa voix et la mienne en arrière-plan ; massicot ; cutter…

J’écoute et ça me fait pareil qu’en direct, le 12 février : des fourmis au sommet du crâne. De l’ASMR de qualité, donc !

Je découpe des fragments vraiment bons.

Puis, je teste une transition avec le début du Portrait.
Une transition qui mène l’auditrice ou l’auditeur vers l’atelier de Cécile.

Je trouve ça vachement bien.

En fin de séance, je noircis enfin un peu ma page “Script”.
1. Voix de Cécile …
2. Bruit d’atelier …
3. Voix de Cécile …
4. Moi (et là, je commence à rédiger un bout de machin. C’est pas fluide et très moyen, mais c’est le début.)

J’ai lancé la machine à écrire (haha).

Mais bon sang, qu’est-ce que c’est long !
Et qu’est-ce que le temps passe vite !

Pour finir, et avant de fermer tout pour aujourd’hui (il est 17h), je relis toutes les notes que j’ai prises qui détaillent toute l’interview, fragment par fragment.
Et j’y surligne –en rose– les parties que je n’ai pas retenues dans ma sélection, mais qui me semblent super importantes (et que je devrai donc : soit rajouter, soit utiliser en les formulant, moi).

Mini crise de panique quand je vois la date qu’il est, le temps qu’il reste, le Portrait de Sacheen que je dois absolument reprendre dès lundi… Bref. Coup de pression.

 

***

Vendredi 8 mars – Cerveau sous pression

Je ressens une certaine lassitude à revenir encore et encore, jour après jour (à la même heure, d’ailleurs) à la même mission.
Je suis toujours passionnée par le sujet et je sais qu’une fois dedans, je vais retrouver la grande joie d’être plongée dans les mots de Cécile (et des autres ensuite) et de faire du beau avec tout ce qu’elle m’a donné.
Mais la mise en route est fastidieuse, particulièrement aujourd’hui.

Faut dire aussi que je suis épuisée. Nuits trop courtes et mental hyperactif. Ces Portraits occupent toute la place dans ma tête.

Je me suis fait une réflexion, hier soir : j’adore faire de la dentelle. Ou dans la dentelle. (Les deux fonctionnent.)

Dans CHAMADE, je crée des épisodes de podcast à partir d’interviews complètes.

Ici, avec les Portraits sonores, j’extrais le nectar (j’ai déjà utilisé cette image, je crois !), je capte les “phrases badaboum” et ce sont elles que je prélève.

J’adore cet exercice.
Il y a quelque chose de l’ordre de l’émerveillement, qui m’est si naturel. Et qui est totalement convoqué ici. 💗

13h25 – Portrait de Cécile Rousseau, c’est reparti !
J’avance, mais j’ai l’impression d’être une escargote. C’est looooooonnnng…

16h15 – Stop forcé

Je ne sais pas trop ce que je ressens… à part la pression que je me mets.

J’ai très à cœur de la satisfaire, d’autant qu’elle s’est réécoutée et qu’elle sait précisément ce qu’elle a dit et ce qui est important pour elle.

J’ai sa confiance, mais grosse pression aussi car son Portrait vise un objectif précis. Elle va s’en servir pour donner une autre dimension aux œuvres qu’elle va bientôt vendre.

Je sais que j’ai de la belle belle matière pour faire un truc beau, mais serai-je à la hauteur de ses attentes ?

J’ai hyper peur qu’elle soit (un peu) déçue, d’avoir loupé des passages clés pour elle.

Alors… peut-être lui demander quels étaient ses passages clés, à elle ?

 

***

Lundi 11 mars – Retrouver Cécile et lui associer ma voix

Envoyé message sur WhatsApp à Cécile samedi matin pour lui demander de m’orienter sur ses “passages obligés” de l’interview.

Elle m’a répondu dès samedi soir et, youpi, je suis sur la bonne voie ! (Je ne suis pas surprise, mais c’est cool que les choses soient confirmées.)
Elle m’a parlé d’un élément clé dans l’interview dont elle souhaite qu’il soit présent. Pour le reste, elle me fait confiance.
Et c’est l’axe que j’avais choisi, tant je l’avais trouvé puisssant, le jour de l’interview.
Donc youpi et ouf.

Aujourd’hui, je reprends le boulot.
Réécoute de ce que j’ai déjà monté et écrit-mais-pas-encore-enregistré. Je me questionne sur l’ordre des éléments.

Je décide de relire toutes les notes que j’ai prises sur l’interview avant de trancher.

Et avant ça, super “appel marché” avec Ester. Super parce qu’il fait grand beau et que je remonte le niveau de ma vitamine D en me dégourdissant les pattes.
Et super parce qu’on a des réflexions assez communes dans nos activités respectives.

Food for thought (pour plus tard) : elle me dit que j’ai deux choix de positionnement (et donc avec un impact différent sur ma tarification) : l’option “je vends des œuvres” et l’option plus tournée vers l’accompagnement. Ça résonne ; ça plante une graine. 🌱
À suivre.

En attendant, retour devant l’ordi. C’est parti (14h20).

Première partie de l’après-midi :

– Réécouté les fragments de la voix de Cécile ; validé l’agencement, les transitions.

– Relu mes textes, pour mes interventions à moi ; apporté quelques modif’.

– Relu toutes mes notes, sur la page “Prise de notes” sur Scrivener. Me suis souvenu que j’avais évoqué telle idée, ou telle autre.

– Me suis créé un mini lexique de verbes et de substantifs liés au son, à la musique, pour jouer avec ce sens de l’ouïe dans mon texte.

– Intégré certains termes à mon texte. Trouvé ça vraiment chouette.

Deuxième partie :

– Sorti mon enregistreur Zoom et mon micro.

– Enregistré ma voix en testant plusieurs rythmes, plusieurs intonations (parfois, juste sur deux mots).

– Tout transféré sur l’ordi.

– Ouvert le fichier sur Audacity pour le “nettoyer” (Compression, Normalisation, Réduction du bruit). Je valide officiellement cette étape préliminaire !

– Exporté le fichier .wav, puis copié-collé sur Reaper.

– Écouté une première fois ; commencé à découper ; choisi entre mes différentes versions.

– Puis, me suis entendue dire deux fois le même mot dans deux phrases quasi voisines. Râlé.

💡 Note à moi-même : on n’est jamais sûre d’avoir une bonne version d’un texte avant de l’avoir entendue “en dehors de soi” (je me suis relue à haute voix plein de fois, et je n’avais jamais entendu cette répétition. Grr et re-grr…).

– Réenregistré ce fragment-là.

– Mangé trois petites crêpes au sucre pour me redonner un peu d’énergie.

– Refait tout le cinéma des branchements, de l’importation, du nettoyage, de l’exportation, puis du glisser-déposer dans Reaper.

– Repartie où je m’étais arrêtée.

– Écouté la séquence, les transitions de sa voix à la mienne. Trouvé que ça se tient. 💪

Capture d'écran du logiciel Reaper pour la création d'un Portrait sonore par Marie Girardin Lépine

Troisième partie :

– Fait ce qu’il me tardait de faire depuis ce matin : ouvert Artlist et commencé à explorer sa musicothèque.
Les orientations de Cécile sont moins précises que celles de Chloé. En tout cas, disons que je n’ai pas de style musical unique et précis dans lequel me plonger.

Cécile m’a néanmoins transmis quelques Do’s & Don’ts.
Ni musique électro ni jazz.
Elle aime la musique acoustique, la folk ; la guitare, le piano, les voix.

Je commence ce travail de fourmi et, aux premières notes du premier titre, je souris.

J’AIME TELLEMENT cette partie-là !

Quelques titres sélectionnés et enregistrés dans mon dossier “Portrait Cécile – Musiques”.

En le créant, je me dis d’ailleurs que je n’aurai peut-être/probablement pas besoin de beaucoup d’effets sonores, en plus des musiques.
Les bruits d’atelier que j’ai enregistrés en février sont déjà tellement géniaux et nombreux que je ne suis pas sûre d’avoir besoin de plus.
Ce sera peut-être plus dépouillé que pour le Portrait de Chloé. On verra ! 🙂

Après quelques écoutes, je frissonne aux premières notes d’un titre.
Et je me dis, au bout de 10 secondes d’écoute, que c’est LE titre du début du Portrait. Et que, même, je pourrais ouvrir le Portrait là-dessus (ce que je n’avais pas envisagé).

Ni une ni deux, je le télécharge et l’importe sur Reaper.
Je le cale minutieusement et j’écoute.
Waouh. J’adore.
Je poursuis un peu le mixage.

17h50 – J’arrête, à regret ! C’est l’heure de la fin de la journée de boulot.
J’ai déjà hyper hâte de m’y remettre.

À 21h, une fois A. couché ?
On verra si l’énergie est encore là.

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