20-22 février 2024

Mardi 20 février 2024 – La joie de la retrouver et puis l’agacement

Je retrouve le Portrait sonore de Chloé Mugler avec joie.

Nourrie de ses vocaux d’hier soir et des réflexions qu’ils m’ont inspirées, je relis mon script, apporte quelques modifications.

Je sens, je vois, j’entends que ça se tient, que c’est dense, que chaque mot est pesé (un ou deux termes modifiés pour atteindre la pleine justesse, à mon sens du moins).

Je lis à haute voix.

🎤 Puis, enregistrement. Acte 1.

Une fois la piste transférée sur l’ordi, je m’aperçois qu’il y a un très léger bruit de fond qui me hérisse direct. Je n’ai jamais entendu ce bruit sourd et constant auparavant.

What the f*ck?

J’essaie de l’assourdir, de nettoyer la piste (avec Audacity… oups ! Que je maîtrise bien pour ça). Rien n’y fait. Ça “zzzzzzzzzooonnnnn” toujours. Grrr…

Je soupçonne le bruit sourd de mon PC. Alors, j’imprime mon texte, puis j’éteins l’ordi.
(Je passe sous silence l’imprimante récalcitrante, elle aussi.)

Papier. Micro. Enregistreur allumé. Go.

🎤 Enregistrement. Acte 2.

Rebelote sur l’ordi et là, je n’entends quasiment pas ma voix.

What the f*cking f*ck? C’est quoi, cette blague ?

Je commence à perdre patience. Perte de patience proportionnelle à mon impatience de me plonger dans le montage. Raaaa.

🎤 Enregistrement. Acte 3.

En enregistrant ma voix, je teste spontanément d’autres intonations sur certaines phrases. Ça me plaît mieux.
Ça aura au moins eu ce mérite-là.

Re-ordi.

Cette fois, c’est bon.

Le découpage est teeeeeellement plus simple et rapide avec Reaper ! C’est presque agréable. En tout cas, très satisfaisant.

Un nouveau coup d’œil sur la formation de Quentin Bresson pour revoir les différents raccourcis clavier, et c’est parti.

Touche S = une coupe
Hop, une autre coupe. Et touche Suppr.
Je découpe finement ; j’ajuste.

C’est une première passe ; je dégrossis seulement pour l’instant.

Mais déjà, je teste les enchaînements entre la voix de Chloé et la mienne.

Pour la toute première fois, j’ai une idée concrète, car sonore, du résultat (même si on est loin de l’objectif).

Trois heures à fond, sans décoller de mon siège ou presque (une tartine de Nocciolata, quand même) (parce que faut pas déconner non plus).

Et je dis stop. Je sens mes oreilles plus très concentrées et je vois mes doigts s’emmêler les touches. J’appuie sur S au lieu de Z ; sur la barre d’espace au lieu de S…

Bref, ça veut dire qu’il est temps d’arrêter.

C’était un peu trop ingrat et lent à mon goût, aujourd’hui.
Mais objectivement, j’ai bien avancé.

À demain, Chloé ! 💖

 

***

Mercredi 21 février – Le flooooowww !

Journée entièrement consacrée au montage du Portrait de Chloé.

Je commence néanmoins par réenregistrer ma partie, car… j’avais zappé qu’avant-hier soir, avant de dormir, je m’étais noté quelques bribes sur un bout de papier, laissé sur ma table de chevet.

Avec des mots forts, que je voulais ajouter à mon script.

J’ai complètement oublié l’existence de ce papier (une première dans l’histoire de mes pense-bêtes !). Grrr…

Et comme je pèse chaque mot dans ce Portrait, je n’ai pas envie de passer à côté, donc…

🎤 Réenregistrement !

Puis, allons-y pour le montage. J’adore cette partie dans CHAMADE.
Ici, le travail est autrement plus long et fin. Je quitte complètement le format interview pour extraire des passages, les structurer, les réagencer. Un genre de patchwork sur écran.

Je ne vois pas le temps passer. J’adore créer du rythme, entremêler la voix de Chloé et la mienne, décider d’un silence à un moment, etc.

J’ai déjà des idées concrètes pour l’habillage musical, mais… chaque chose en son temps (même si, en vrai, je trépigne).

D’ailleurs, au bout d’un moment, il est temps.

Je choisis d’utiliser la bibliothèque en ligne préconisée par Quentin Bresson dans la formation Domestika : Artlist.

En fait, en comparant la grille tarifaire avec celle de PremiumBeat, que j’utilisais jusque là, je m’aperçois que le modèle économique n’est pas du tout le même et que je ne pourrai pas du tout faire, avec PremiumBeat, ce qu’Artlist va me permettre, c.-à-d. choisir plein de musiques différentes pour le Portrait sonore + des effets sonores à combiner/superposer.

Je crée donc un compte sur Artlist et m’allège de 299 € (ahem…) (n’empêche que je constate à quel point c’est facile, pour moi, de dépenser 300 balles pour mettre du beau dans un projet) (c’est beaucoup moins fluide de sortir la même somme pour réparer les joints sur les injecteurs de la voiture) (comment ça, 1 € = 1 € ?).

Avec cet abonnement, j’ai le droit de télécharger autant de titres musicaux et d’effets sonores que je le souhaite.

Et c’est un délice.

Je commence par la musique. Je sais précisément de quel genre musical Chloé a envie pour son Portrait.

En plus d’indiquer le genre musical, j’affine ensuite les propositions en sélectionnant des “moods” différents.

J’écoute ce qu’Artlist propose et, instantanément, j’entends comme ce titre-ci ou ce titre-là va colorer différemment le Portrait.

C’est fascinant, la musique. 💖

Je crée une sélection de 6 ou 7 titres, que je garde précieusement.

Ensuite, place aux effets sonores. Bruitages de tous types qui nécessitent un certain degré d’abstraction et de précision pour être trouvés.

Si je reformule cette phrase : pour trouver un effet sonore adapté, je dois taper des mots-clés. Et parfois, c’est difficile de traduire en mots-clés une ambiance que l’on veut illustrer avec du son.

Exemple : À un moment, Chloé parle des femmes puissantes qu’elle peint. J’ai envie qu’on “entende cette puissance”, mais subtilement. Alors, je tâtonne.

Et puis, inspirée par les conseils de Quentin Bresson, je “fabrique” mes propres sons en en superposant plusieurs. C’est absolument dingue. Notamment pour recréer des sons pour dire les couches de peinture montées au pinceau sur la toile que Chloé compare à du modelage.

Quel immense kiff, ce boulot-là !

 

***

Jeudi 22 février – Ça monte, ça monte (et ça mixe) !

Cet après-midi, je m’y remets à 13h, impatiente de retrouver… ça :

Logiciel de montage et mixage pour la création des Portraits sonores de La Fantaisie Vagabonde

Coucou, l’ami Reaper !

Je reste collée à mon siège de bureau pendant… 4h47 (à l’exception d’une pause pipi et d’une tartine de Nocciolata) (parce que… faut –toujours– pas déconner).

J’ai la tête farcie.

✅ Modification d’une musique que je trouvais plus adaptée.

✅ Ajout d’effets sonores pour densifier l’expérience (c’est subtil ; j’aime ça ! Je me dis néanmoins que pour en profiter pleinement, il faudra écouter le Portrait sonore au casque ; ce que feront peu de gens, à mon avis) (sauf si Chloé l’utilise dans des conditions très particulières et l’associe à une expérience immersive, dans une expo, par exemple).

✅ Je bouge mes petits rectangles de couleurs ; j’oublie plusieurs fois de désactiver/réactiver le Ripple Effect (argh… c’est le métier qui rentre, dit-on).

✅ Je joue du Ctrl+Z à gogo. Bref, quelle session !

Une fois ce montage quasi final (je sens que j’ai une version très aboutie ; pas encore parfaite, mais je flirte avec le produit fini), je décide que c’est le moment d’attaquer le mixage.

Je m’étais gardé les deux vidéos de Quentin Bresson dédiées à ce sujet ; je file donc les regarder.

Et là… yikes!

Je me prends le mur du son (haha ; non, je n’assume pas du tout cette blague).
Je me prends en pleine face les limites de mes compétences techniques.

Quentin Bresson utilise des fonctions “FX” qu’il a achetées (des fortunes !!) pour compresser, normaliser, égaliser (et j’en passe) le son.

Sauf que je ne peux pas acheter ces fonctions-là (on parle de 900 $ pièce), alors je teste avec d’autres, gratuites.

Mais elles ne ressemblent pas à celles qu’utilise Quentin et, surtout, je ne comprends pas vraiment de quoi on parle, ce que ça fait au son.

C’est extrêmement subtil et, même si j’entends les différences qu’il pointe, avant/après un Equalizer, p. ex., je ne parviens pas à reproduire exactement la même chose.

C’est extrêmement frustrant ; je me sens loin de l’excellence sonore.

Passage à vide.
Bref mais douloureux.

Je repense à Audacity et au fait que ces réglages de mixage étaient simplissimes, car déjà paramétrés. Alors d’accord, on n’atteignait pas le niveau de finesse de Reaper, mais on m’a toujours dit que la qualité sonore des épisodes de CHAMADE était excellente (et je suis d’accord).

💡 Note pour moi-même : j’aurais dû faire ce que j’avais envisagé au début (mais que je n’avais pas fait, par impatience, je crois, de prendre Reaper en main) : passer la voix de Chloé et la mienne dans Audacity et leur appliquer les quelques réglages de “nettoyage”, puis les importer dans Reaper.

Pour les prochains Portraits, c’est comme ça que je m’y prendrai.
(D’ailleurs, Nadia m’avait dit qu’elle procédait souvent comme ça.)

Découvrez les autres entrées de mon journal de bord…